La CSA-Bénin Dénonce la Cherté de la Vie lors d’une Conférence Publique Engagée

La Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) a mobilisé vendredi, 26 août 2022, les travailleurs autour d’une conférence publique sur la cherté de la vie au Bénin. Une conférence qui s’est déroulée à la bourse du travail à Cotonou. Une fois encore, les travailleurs ont exprimé leur ras-le-bol avant d’exhorter le gouvernement à prendre des mesures urgentes. Ils étaient nombreux, ces partenaires sociaux à prendre part à la conférence publique sur la cherté de la vie. Pour Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin, la situation semble davantage suffocante. « Nous voulons exprimer notre ras-le-bol…Il faut que la souffrance silence cesse que la souffrance bruyante revienne afin qu’on se fasse entendre » a-t-il déclaré. Pour le leader syndical, il n’est plus question pour le gouvernement d’évoquer la guerre en Ukraine pour justifier la cherté de la vie. « Il n’y a aucune honte à pleurer quand on a mal. Nous avons mal » a-t-il lancé. Prenant la parole, les travailleurs ont également exprimé leur désarroi. « Nous sommes affamés. Rien n’est fait pour alléger les souffrances des travailleurs » déplore un militant. De la nécessité d’augmenter les salaires à la maîtrise de l’inflation ainsi que le relèvement du Smig, les travailleurs ont haussé le ton. « On a caché la misère des béninois alors qu’on brandit des statistiques pour vendre l’image du Bénin » fait savoir un syndiqué. Présent sur les lieux, le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Moudachirou Bachabi a évoqué la nécessité pour les travailleurs de s’unir pour mener le combat. « Nous ne nous sommes pas assez soutenus face au gouvernement qui a réduit le peuple à la misère », a-t-il martelé. A l’en croire, plusieurs revendications des travailleurs sont restées sans suite. Du statut des Aspirants au problème des carrières, aucune lueur ne semble pointer à l’horizon, selon le syndicaliste. Pour le représentant du secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Benin), Pierre Gniton, il faut désormais aller plus loin pour se faire entendre. « Nous sommes fâchés, nous sommes en colère…Nous avons déjà tout dit, il faut lui prouver que nous sommes fâchés » a-t-il lancé. La déclaration officielle (ci-dessous) a été lue par le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou.

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